21790_1392072Neverwhere - Neil Gaiman

Richard Mayhew vit à Londres une vie sans histoire, travaille dans un bureau, s'apprête à se marier, lorsqu'il sauve la vie de Porte, une jeune fille qui a le don de savoir ouvrir tout ce qui peut s'ouvrir et des portes donnant sur n'importe quel endroit de l'univers auquel elle pense. Cet évènement fait basculer la vie de Richard. Sa fiancée le quitte, ses proches ne le voient plus, sa vie semble n'avoir jamais existé. Il découvre alors qu'il existe un Londres d'En Bas, souterrain, peuplé de mendiants qui parlent aux rats , et de toute une société féodale et magique. Il décide de suivre Porte à la recherche des assassins de son père, dans l'espoir de trouver un moyen de reprendre une vie normale.

J'avais déjà pu apprécier l'imagination débordante (et un peu morbide) de Neil Gaiman grâce au très bon L'étrange vie de Nobody Owens et c'est avec grand plaisir que j'ai retrouvé toute la créativité et la simplicité de la plume de cet auteur. Alors oui il faut aimer la fantaisy, les mondes parallèles et autres univers magiques - un peu glauques je ne vous le cache pas - , mais si c'est cas n'hésitez pas. Vous pourrez rencontrer  Richard, l'anti-héro par excellence, le Marquis de Carabase  - Jake Sparrow des égouts londoniens - et autres créatures terrifiantes tels que les cruels et inquiétants Croups et Vandemar. Et cerise sur le gâteau c'est souvent assez drôle (enfin subtile la drôlerie, vous allez pas non plus tomber de votre chaise hein...)

La réussite  de Neverwhere tient à la création de cet univers fantasmagorique (Sûr que ce n'est pas grâce à la couverture choisie par J'ai Lu, quelle mochetée ce truc) nous présentant une multitude de lieux et de personnages sans jamais nous perdre et le tout sur même pas 400 pages! C'est d'ailleurs la seul chose que je reprocherais à ce roman : d'être trop court. Moi qui dans ma jeunesse pleurais dès que je voyais se profiler de longues pages de descriptions, aurais aimé ici que Neil Gaiman nous en livre un peu plus.

A lire ci-dessous les propos de Neil Gaiman au sujet de son roman . C'est bien d'en prendre connaissance avant d'entamer cette lecture, cela explique entre autre le rythme très (trop ?) rapide de l'histoire:

'Le roman a vu le jour, comme cela arrive parfois, sous la forme d'une série télé qu'on m'a demandé d'écrire pour la BBC. Et si la série qui a été diffusée n'était pas forcément mauvaise, je butais sans cesse contre le fait tout simple que ce que l'on voyait à l'écran ne correspondait pas à ce que j'avais dans la tête. Un roman paraissait la solution la plus commode pour transférer ce que j'avais dans ma tête à l'intérieur de celle des gens. Les livres sont plutôt biens, pour ça.'

Neverwhere - Neil Gaiman - 380 pages - J'ai lu