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Seuls les vautours - Nicolas Zeimet

Dans une petite bourgade de l'Utah, un soir de l'année 1985, une fillette de cinq ans disparaît brutalement. Toute la communauté se mobilise : les quelques policiers du poste local, le médecin, un journaliste mais aussi les enfants du village. Des enfants qui ont l'imagination fertile et qui racontent d'étranges histoires. En suivant les destins croisés des habitants de Duncan's Creek, l'enquête progresse, puis les haines et les attirances se cristallisent alors que des découvertes bien réelles mènent à des événements qu'on croyait définitivement sortis des mémoires.

 

 

 

Ne nous voilons pas la face les gars, ils y a certaines choses que les américains font mieux que nous (les français): la Pop, les sitcoms, la malbouffe et écrire des romans américains. Ce n’est donc pas sans une certaine fierté patriotique que je vous annonce que maintenant nous aussi nous savons écrire des romans américains ! 

Nicolas Zeimet nous offre un polar très noir vraiment bien fichu. Alors non on ne s’extasie pas sur son écriture simple et efficace mais une chose est sûre c’est qu’il sait raconter une histoire le mec ! Et puis je ne sais pas pourquoi mais j’ai toujours préféré les shérifs (parfaitement détestable ici) aux commissaires, les bourgades nommées ‘Duncan’s Creek’ à celle appellées ‘Condé sur Sarthe’ ou encore les légendes indiennes aux secrets des rois de France.

J’ai dévoré Seuls les vautours en moins de 48h (surtout la nuit donc, puisque j’ai un métier qui hélas ne me permet pas passer mes journées le nez dans les livres…ou sur le dos d’un cheval) tant il était vital que je connaisse le dénouement. Il est habile le petit frenchy, dès les premières lignes il nous embarque dans cette histoire de disparitions d’enfants et ne nous autorise à reprendre notre liberté qu’au dernier mot de la dernière phrase de son thriller.

Bon par contre je ne vous cache pas que je pense que c’est pour moi le dernier roman noir ayant pour victimes de jeunes enfants que je lis, car même si Seuls les vautours ne raconte rien de gore ou d’insoutenable, cela reste trop pour la mère d’un petit garçon que je suis. Maudit gosse il a fait de moi une véritable lopette. 

Ps : Il y a une citation tirée du roman Salem de S.King en guise de préface. Sûr qu’il savait comment me mettre dans de bonnes dispositions le bougre.

Seuls les vautours – Nicolas Zeimet – 546 pages – Editions 10/18