L_ombre_du_vent

L'Ombre du vent-Carlos Ruiz Zafon

Nous voici en 1945 dans une Barcelone tout juste sortie des sombres années Franco. Le jeune Daniel vit seul avec son père libraire, sa mère ayant été emportée par le choléra. Un jour son père l'emmène dans l'improbable Cimetière des Livres Oubliés. Danièle ne doit choisir qu'un seul ouvrage parmi des milliers et faire le serment de vieller sur lui. L'Ombre du vent, lui apparaîtra comme une évidence bien qu'il n'ait jamais entendu parler de cet roman et encore moins de son auteur : Julian Carax. Dès lors ce mystérieux écrivain ne cessera de le hanter.  Les années passent  et  devenu adolescent Daniel n’a qu’un seul objectif, celui  de comprendre qui est Carax et comment le retrouver.

 

Je dois vous avouer que je rame depuis plusieurs heures pour rédiger ce billet! D'une part parce que l'histoire est très fournie et que je ne sais pas si j'ai bien aimé ce livre (mais en tout cas je n'ai pas envie d'en dire du mal), d'autre part je tape ce message sur un ordi portable et j'ai de véritables soucis  avec ma put*** touche 'Majuscule'!!!

Tout d'abord gardons à l'esprit que l'Ombre du vent compte quand-même 658 pages et que je l'ai lu en 1 semaine 1/2 , ce qui est presque un exploit quand on a 1 enfant de 8 mois, un boulot à plein temps et une vie sociale. Force est donc de constater que j’ai bien aimé ce livre et que j’ai pris du plaisir à le lire. Croyez-moi sur parole, je ne lis pas 650 pages si le roman ne me plait pas (et c’est pas un job les gars !).

J’ai surtout été conquise par la plume de Carlos Ruis Zafon, à la fois très classique avec beaucoup de délicatesse (bien que l’histoire soit très noire) et regorgeant  d’imagination. C’est un style très agréable à lire.

Ce qui m’a moins plu c’est le côté polar du roman. Pour  ma part je n’ai jamais perçu le suspens qui me semble pourtant indispensable pour ce genre d’intrigue. Et le parallèle entre les vies des deux personnages principaux est un peu redondant. Ca manque un peu de punch tout ça! Pour terminer (je vous rappelle que je ne voulais pas dire de mal de ce livre), les protagonistes manquent un peu de consistance…Non consistance ce n’est pas le bon terme… Je dirai plutôt de personnalité. On a beaucoup de mal à éprouver  des sentiments forts pour à leur égard, on se fiche un peu de ce qui peut leur arriver.

Bon et bien nouvelle constatation : L’Ombre du vent est loin d’être un mauvais roman, mais je pense que l’on aisément ne pas le lire et mourir en paix.

 

"Je  me souviens encore de ce petit matin où mon père m’emmena pour la première fois visiter le Cimetière des Livres Oubliés. Nous étions aux premiers jours de l’été 1945, et nous marchions dans les rues d’une Barcelone écrasée sous un ciel de cendre et un soleil fuligineux qui se répandait sur la ville comme une coulée de cuivre liquide.

-Daniel, me prévint mon père, ce que tu vas voir  aujourd’hui, tu ne dois en parler à personne. Même pas à ton ami Tomàs. A personne.

[…]

Ca et là, le long des passages et sur les plates formes de la bibliothèque, se profilaient une douzaine de silhouettes. Quelques unes se retournèrent pour me saluer au loin et je reconnus les visages familiers de plusieurs collègues de mon père dans la confrérie des libraires ancien. A mes yeux de 10 ans, ces personnages se présentaient comme une société secrète d’alchimistes conspirant à l’insu du monde."

L'ombre du vent - Carlos Ruis Zafon - 654 pages - Pocket

 

 

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